Ce vendredi 8 mai, l’Église célèbre le premier anniversaire de l’élection du pape Léon XIV. Il y a exactement un an, la fumée blanche de la chapelle Sixtine annonçait le successeur de Pierre qui, depuis lors, guide le Peuple de Dieu avec un appel fort à l’évangélisation missionnaire et à la redécouverte du Christ au cœur des crises du monde contemporain.
Au cours de cette première année, Léon XIV a consolidé un magistère marqué par la profondeur doctrinale, la simplicité et une insistance constante sur la centralité de Jésus. Retour sur quelques moments marquants de ce début de pontificat.
Le nom « Léon »
Dès sa première apparition au balcon de la basilique Saint-Pierre, le nouveau pape a surpris en choisissant le nom de Léon. La référence directe au pape Léon XIII — auteur de l’encyclique sociale Rerum Novarum — a signalé un pontificat attentif aux questions sociales, à la dignité du travail et au dialogue entre l’Église et la modernité.
Un magistère de la vérité
Fils spirituel de saint Augustin, Léon XIV a consacré ses audiences générales à un cycle historique sur le concile Vatican II. Avec une pédagogie inspirante, il a revisité des documents comme Lumen Gentium, rappelant que l’Église n’est pas une organisation politique, mais une communauté en pèlerinage vers l’éternité.
L’Année jubilaire franciscaine
Dans la continuité des grâces du Jubilé de l’Espérance (2025), le pape a proclamé l’Année jubilaire franciscaine à l’occasion des 800 ans de la Pâque de saint François d’Assise — figure majeure de la vocation Shalom.
« Saint François nous enseigne que la sainteté consiste à se dépouiller de soi-même afin que Dieu soit tout », a affirmé le pontife, soulignant l’actualité du « Poverello d’Assise » comme prophète pour notre temps.
Canonisations et Jubilé de l’Espérance
Léon XIV a pris avec vigueur la conduite du Jubilé de 2025. L’un des moments forts de cette période fut la canonisation de Carlo Acutis et de Pier Giorgio Frassati, les premiers saints de son pontificat, ainsi que la proclamation de saint John Henry Newman comme docteur de l’Église. Les célébrations dédiées aux jeunes, aux familles et aux communicateurs ont renforcé l’image d’une Église accueillante et proche des souffrances humaines.
Mission et géopolitique : des appels à la paix
La première année du pontificat a également été marquée par une position ferme face aux conflits internationaux. Que ce soit lors de l’Angelus ou d’audiences officielles, Léon XIV a multiplié les appels à la paix au Moyen-Orient, en Ukraine et en Afrique.
Parmi ses voyages apostoliques marquants :
- Turquie et Liban: à l’occasion des 1 700 ans du concile de Nicée.
- Afrique: visite récente en Algérie, en Angola, au Cameroun et en Guinée équatoriale, réaffirmant le continent comme l’avenir de l’Église.
Spiritualité: « Sans prière, l’Église perd sa respiration »
Pour le pape, l’action missionnaire naît du silence et de l’adoration. Dans plusieurs discours, il a mis en garde contre le risque d’une vie chrétienne superficielle. « Sans prière, l’Église perd sa respiration spirituelle », a-t-il déclaré lors d’une retraite avec des prêtres au Vatican.
Son style discret, allié à des discours denses et pastoraux, a consolidé l’image d’un pasteur serein et intellectuellement solide. En des temps de polarisation, Léon XIV oriente l’Église vers une dimension missionnaire et, surtout, réconciliatrice.










